La famille : le premier actif de l'entreprise familiale
(et le plus fragilisé au moment de la transmission)
Pauline Noack Fraissignes
1/14/20262 min read


Selon moi, la famille est le premier actif de l’entreprise familiale.
Avant les murs, les machines, la marque ou le portefeuille clients, il y a des femmes et des hommes liés par une histoire, des valeurs, une loyauté.
Et pourtant, c’est souvent cet actif-là qui est fragilisé au moment de la transmission.
La transmission : bien plus qu’un passage de relais économique
En tant que coach de dirigeants, j’accompagne des familles dans la réussite de leur transmission intra-familiale.
Et ce que j’observe, année après année, est constant : transmettre une entreprise à son enfant n’est jamais un simple acte de gestion.
C’est transmettre :
une histoire,
un héritage,
une vocation,
parfois des sacrifices,
souvent beaucoup de fierté.
C’est une charge, au sens noble du terme : quelque chose que l’on reçoit, que l’on porte, et que l’on est appelé à transformer à son tour.
Quand l’intime rencontre l’entreprise
À l’approche de la transmission, des sujets sensibles émergent. Ils sont rarement exprimés clairement, mais ils pèsent sur les décisions… et sur la qualité des relations.
La place de chacun
Le parent aimerait rester encore un peu, pour sécuriser, transmettre, protéger… tout en laissant son enfant décider.
L’enfant doit s’affirmer comme dirigeant, sans renier l’histoire, ni disqualifier le travail de son parent.
L’équilibre est subtil. Trop de retrait peut être vécu comme un abandon.
Trop de présence comme une entrave.
Les peurs du parent
Peur de mettre son enfant en difficulté.
Peur de créer un déséquilibre dans la fratrie.
Peur, souvent tue, d’affronter le vide : que vais-je devenir sans l’entreprise ?
Les peurs de l’enfant
Peur d’échouer et de décevoir.
Peur de fragiliser les liens familiaux.
Peur de vivre le projet de son parent… et de passer à côté de sa propre vie.
Ces peurs ne sont ni des faiblesses, ni des dysfonctionnements.
Elles sont le signe que l’enjeu est important.
Heureusement, l’amour est là
Dans la grande majorité des transmissions familiales, l’amour est bien présent.
Chaque génération cherche, à sa manière, à ménager et protéger l’autre.
Mais l’amour, lorsqu’il n’est pas accompagné, peut conduire à l’évitement, aux non-dits, voire à des décisions mal ajustées.
Ce n’est pas l’absence d’amour qui fait échouer les transmissions familiales.
C’est l’absence d’espaces sécurisés pour se dire les choses importantes.
Alors, que faire ? Anticiper.
Anticiper, bien sûr, sur les plans juridique, fiscal et patrimonial.
Mais surtout sur le plan humain.
Cela implique notamment de :
clarifier le plus tôt possible la future gouvernance ;
définir les rôles, les responsabilités, les zones d’autonomie ;
exprimer les attentes, les limites, les non-négociables ;
offrir à chacun un véritable espace de parole, sans enjeu de pouvoir.
Ce travail-là ne s’improvise pas. Il demande du temps, de la méthode et un cadre neutre.
Le rôle du coach exécutif dans la transmission familiale
C’est précisément là que l’accompagnement par un coach exécutif prend tout son sens, pour :
aborder les sujets qui fâchent sans faire exploser les relations ;
faciliter une communication adulte à adulte ;
aider chacun à trouver sa juste place ;
sécuriser la transmission sur le plan humain autant que stratégique.
En prenant soin de l’essentiel : la relation.
Vous préparez une transmission familiale ?
Parce qu’une transmission réussie n’est pas seulement celle qui préserve la valeur de l’entreprise,
mais celle qui permet à chacun de rester debout, à sa place, et en relation.
Investissiez d’abord dans votre premier actif : votre famille.
Coaching exécutif
Animation professionnelle
Normandie - Paris
© Brücke 2024. All rights reserved.
